Tuesday, December 30, 2008

Poeta al Norte

Véase Análisis Digital

Inocentes

Una reciente columna de Enrique García-Máiquez en el Diario de Cádiz me incita a exhumar este villancico que no plugo por igual a todos sus destinatarios. Dos de ellos eran las máximas jerarquías de la Iglesia española; uno, el Presidente de la Conferencia Episcopal don Elías Yanes, a quien por casualidad me había en encontrado en Praga el verano anterior; otro, el Primado don Marcelo González. Este me contestó con simpatía y efusión; aquél con cortesía aséptica.

¿Cómo te atreves a nacer
una vez más, Dios carpintero,
en este mundo de placer
y crecimiento cero?

Hay estatuas de sal camino de Sodoma .
El voto de María lo rompió una paloma.

¿No ves que hay miedo entre las gentes,
pues ya preparan los infiernos
otra matanza de inocentes,
pero en los claustros maternos?

Sunday, December 28, 2008

El Nobel en Le Monde

1954.Cette année-là, il y a vingt-sept écrivains pressentis, dont l'Espagnol Ramon Menendez Pidal, l'Américain Ernest Hemingway, Malraux et Camus encore. Ce n'est pas la première fois qu'on les trouve dans la liste. Le comité Nobel, un groupe restreint qui enquête et suggère un choix aux académiciens, propose Hemingway en n° 1 et l'Islandais Halldor Laxness en n° 2. Le Chilien Manuel Rojas (né à Buenos Aires) est soutenu par diverses organisations et institutions argentines : "Il est clair que c'est organisé, note le comité, mais sa qualité littéraire ne suffit pas." Pidal, alors âgé de 85 ans, est rejeté lui aussi.
Le cas Malraux occupe beaucoup les Nobel. Les Suédois ont de la tendresse pour lui. Il y a eu Le Musée imaginaire (1947), Les Voix du silence (1951)... Mais "sa candidature ne peut pas être d'actualité tant qu'il ne revient pas à la forme romanesque". Le poète et prosateur espagnol Juan Ramon Jimenez est jugé trop exclusif, trop hermétique.
Le président du comité émet son avis : on attendait du nouveau dans la manière d'Hemingway, et "c'est arrivé avec Le Vieil Homme et la mer", paru deux ans plus tôt. Certes, il y a du cynisme et de la brutalité dans son écriture, ce qui s'accorde mal avec l'idéal Nobel, remarque Herr Österling, l'homme fort du comité. Mais il y a indéniablement une forme d'héroïsme qui le séduit. Hemingway, alors ? Ce n'est pas gagné. Herr Siwertz, un autre pilier du comité, objecte : Hemingway "n'a pas besoin d'un Nobel pour devenir célèbre ou riche". Il ajoute : "J'ai de plus en plus le sentiment que depuis trop d'années nous nous en tenons au baromètre de la célébrité."
Camus ? "Son dernier livre, L'Eté, a des pages d'une beauté classique, écrit Österling. Son nom peut être à nouveau actuel. Camus représente toujours l'une des meilleures promesses de la littérature française, et encore une oeuvre de la même qualité que La Peste mettrait sûrement sa candidature dans une position plus favorable." Comme avec Malraux, on sent que le jury Nobel n'attend qu'un "petit" effort de l'écrivain. Dans le secret du vote, Hemingway finalement l'emporte.
1955.Quarante-six noms sur la première liste de pressentis, dont dix-sept nouveaux. Camus : "Rien de vraiment nouveau pour évaluer cette candidature, qui comme toujours est remise à plus tard pour mûrir." Henri Bosco : "On ne voit pas comment il pourrait passer avant d'autres Français." Malraux : "En attente, avec le même motif que l'an dernier." Jules Romains : rien de nouveau. Georges Duhamel : rien de nouveau. Paul Claudel : mort durant l'année. Rarement autant de Français auront été sur la liste. L'Islandais Halldór Laxness est choisi.
1956.Quarante-quatre écrivains et une forte présence française - douze noms : Georges Duhamel, Marcel Pagnol, Henry de Montherlant, Henri Bosco, Jean Guitton, Marthe Bibesco, Saint-John Perse, André Malraux, Gabriel Marcel, Albert Camus, Jean Schlumberger, Jules Supervielle. Si les candidats sont proposés par une ou plusieurs personnes et institutions, Pidal, le premier sur la liste, ne compte pas moins de quatre pages compactes de parrains. Pour Herr Österling, le choix doit se faire entre lui et Jimenez : "Il est évident que la zone espagnole a été sérieusement négligée depuis 1922, lorsque le dramaturge Jacinto Benavente a été récompensé." "D'accord avec l'option espagnole, concède Herr Siwertz, mais je voudrais, en raison de l'importance d'un prix lyrique cette année, donner la préférence à Jimenez sur Pidal." Herr Gullberg est d'accord.
A propos de Malraux, éternel recalé, toujours le même argument. Sur Camus, une vraie lueur d'espoir : "Après une longue attente, l'écrivain français a, avant l'été, publié une nouvelle oeuvre, le récit La Chute, qui dans tous les sens est à même de le placer au centre de l'attention. (...) Le livre est un chef-d'oeuvre qui, dans son format limité, mérite d'être comparé avec La Peste. Le comité estime que cette nouvelle oeuvre renforce indéniablement les mérites de Camus pour obtenir le Nobel, même si un délai de quelques années pour un examen approfondi peut être nécessaire." Juan Ramon Jimenez est consacré.
1957.Quarante-neuf noms, dont douze nouveaux. Une douzaine de Français sont en lice. Sartre est cité pour la première fois. Mais son Saint Genet, comédien et martyr (1952), "encore frais dans les mémoires", semble "douteux".
Cette fois-ci, l'avis que le comité propose aux académiciens est unanime : Albert Camus. Quelques mois auparavant, le 14 avril, Anders Österling avait écrit une critique élogieuse de L'Exil et le Royaume dans le quotidien Stockholms Tidningen. Mais Malraux, alors ? Dans les avis rédigés par les membres du comité avant qu'ils soumettent leur choix, les deux hommes sont mis en compétition.
Malraux-Camus : le match qui déchire les Nobel. Camus, "en plein développement". "Sa mise en valeur pressante de l'absurdité de l'existence humaine n'est pas le fait d'un négativisme stérile", remarque le comité, toujours attentif à ce que l'esprit du testament d'Alfred Nobel, qui privilégie l'idéal, soit préservé.
Malraux, pour sa part, a publié L'Espoir (1937), "il y a vingt ans", précise le comité. Quant à La Lutte avec l'ange (1943, réédité en 1948 sous le titre Les Noyés de l'Altenburg), l'autre publication digne d'être évaluée pour le Nobel, "elle demeure un fragment d'une oeuvre inachevée". Le comité ne peut donc pas "estimer qu'il y aurait une quelconque injustice, si l'académie donne la priorité au plus jeune Camus, un écrivain actif et encore riche de promesses qui est actuellement au centre de l'attention du monde littéraire, même au-delà des frontières de la France".
17 octobre 1957, Albert Camus est désigné "pour son importante oeuvre littéraire qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Malraux, lui, n'aura jamais le prix.
Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 28.12.08.

Saturday, December 20, 2008

Felices Pascuas


Camino real

Cada vez se alarga más
la sombra que va detrás
y son más cortos los días,
las noches siempre más frías,
pero el mundo aún gira en torno
de la Noche de Belén.

Ya está la masa en el horno
y el aceite en la sartén
y en un junco de ribera
se ensartan roscos de vino.

Tres reyes van en hilera
¡milagro! por buen camino.

Wednesday, December 17, 2008

Arriba: Fidel Castro, Franco y Fernando Onega.

El que escribió lo que sigue fue, desde un telediario nacional, uno de los que me pusieron en la picota cuando la Universidad de Sevilla publicó en 1996 mis Crónicas extravagantes.
Arriba: Fidel Castro, Franco y Fernando Onega.

Sunday, December 14, 2008

Relève de la garde au château de Saint-James


Janvier, Février, l'air monotone,
la neige qui ne vient pas.
Les musées clos de l'Automne
ont enfermé beaucoup de pas,
beaucoup de feuilles, ah les allées,
ah les chemins qu'on foule,
ah la fumée des cheminées
qui chatouille un ciel qui coule.
Je couvrirai de feuilles mortes,
Octobre, Novembre, tous les chemins.
Je briserai même les portes
des citadelles et des fortins.
Et tu pourras voir de bonne heure,
à peine la rose de l'aube éclose,
sous les colombes que le ciel pleure
le changement de toute chose.
Poesía Incompleta. Pre-Textos. Valencia, 1999

Saturday, December 13, 2008

Traductores de fiar

Una traducción modélica
Tengo que agradecerle a Hans Leopold Davi el conocimiento de Marie Luise Kaschnitz, fallecida en Roma en 1974, conocimiento que estriba en la impecable traducción de sus poemas en prosa con el título de Aún no está decidido*. La edición española está patrocinada por Sarah Girri y Jorge Gallardo. O mucho me equivoco o estas personas tienen algo que ver con Sarah Gallardo, la viuda del escritor Héctor A. Murena, que vivía en Roma cuando la Kaschnitz pasó a mejor vida. No llegué a conocer personalmente a Sarah Gallardo y eso que yo también vivía en Roma, pero me hablaba mucho de ella su gran amiga Lucrezia Cipriani Pannunzio, excelente traductora de autores hispanoamericanos, Murena entre ellos, con quien yo me había escrito en un momento en que se podían contar con los dedos de una mano los literatos que nos oponíamos a los dictados del pensamiento dominante en Occidente. Es pues más que probable que Sarah Gallardo tratara en Roma a Marie Luise Kaschnitz. Y es probable que yo mismo me haya cruzado con ella en la Librería alemana Herder, junto a Montecitorio, pues la Kaschnitz, casada con un arqueólogo austriaco, era librera de profesión y había ejercido su oficio en Weimar y Munich antes de hacerlo en Roma.
A Hans Leopold Davi lo conozco desde finales de 1958, cuando yo vivía en Wuppertal y acababa de salir La calle de la Luna, mi primer libro de poesía. No sé cómo supe de su existencia - ¿pudo ser Doris Deinhard, la traductora de Platero y yo? - pero la simpatía literaria fue inmediata y lo raro es que nunca nos comunicáramos en los largos años que pasé en Suiza y en Italia. Fue gracias a José Antonio Muñoz Rojas como volví a saber de él, pues había ido a visitarlo a la Casería del Conde y José Antonio le dio mis señas. Poco tiempo después nos conoceríamos personalmente en Lucerna y reanudaríamos la amistad. A esa amistad debo la versión de unos versos míos que hizo publicar en Die Neue Zürcher Zeitung más alguna que otra entrevista o comentario en alguna publicación de la Suiza alemana. Debo decir que, en general, he tenido suerte con mis traductores, que también se pueden contar con los dedos de una mano. Son pocos, pero inmejorables. Yo que a mi vez he intentado serlo, sé muy bien lo difícil que es conseguir la perfección, que es lo que Leo Davi consigue en su versión de los poemas de la Kaschnitz. Claro está que Davi tiene la gran ventaja de ser prácticamente bilingüe. Puede decirse que su primera lengua fue la española, es decir, la lengua de su niñez y adolescencia transcurrida en Canarias, donde nació en 1928. Al concluir la guerra mundial, realizó sus estudios superiores en Zurich y en París y acabó instalándose en Lucerna. En Lucerna y en 1959 está fechada la dedicatoria de sus “pecados poéticos de juventud en París” Gedichte einer Jugend, cuadernito publicado en París en 1952, precedido de una cita de San Agustín. Otro género cultivado por él es el relato corto: Der Herz Mahler, Das Gerippe der Windmühle, con dibujos de su esposa Silvia, que además es librera, como la Kaschnitz.
Los mejores traductores de poesía suelen ser los poetas. Es difícil, sin un cierto hábito de la composición y la versificación, verter al idioma propio el verso escrito en un idioma ajeno. El caso de Davi es además especial, pues no está claro cuál de los dos idiomas que posee es más suyo. Los poemas de la Kaschnitz y las versiones de Davi están frente a frente y nada desmerece la página izquierda de la derecha. Marie Luise Kaschnitz refleja el mundo contemporáneo y lo trasciende, lo interioriza, en imágenes que rozan lo onírico. Y en la versión no sólo están con toda fidelidad esas imágenes difíciles, esas vivencias insólitas, esas conclusiones depresivas, sino la fuerza de un lenguaje directo, eficaz, ácido a ratos, tierno a veces, en el que nada falta ni nada sobra.
Si hay que señalar algún fallo en la traducción, ése sería el de la contraposición del Fiat y el Vauweh, que el lector hispánico entendería mejor si se dijera el Fiat y el Wolkswagen, o VW si se prefiere. Tampoco es muy afortunado, al aludir en la solapa a los desplazamientos de la Kauschnitz por las antiguas provincias del Reich, llamar a la Prusia Oriental y a Koenigsberg por los nombres que tendrían después de la segunda guerra mundial. Bueno está que “los nacionalistas (tengan) que enmendar continuamente la plana a su país”, como dice la Kaschnitz, pero lo que no pueden ni deben es estar enmendando continuamente la Historia, la Geografía y la Gramática.
* Marie Luise Kaschnitz. Aún no está decidido. Traducción de Hans Leopold Davi. Editorial Pre-textos. Madrid, Buenos Aires, Valencia, 2008.

Friday, December 12, 2008

Ideas poéticas claras

La capitalidad poética de Andalucía, que J.R.J. atribuía a Sevilla, lleva trazas de desplazarse. al cabo de un siglo, cien kilómeteros al sur: a Jerez de la Frontera. Véase otra prueba

Diario poético

La Real Academia Sevillana de Buenas Letras concedió su "Premio Florentino Pérez Embid 2008" al libro de poemas Caída hacia la luz del jerezano Raúl Pizarro. Raúl Pizarro subtitula su libro, publicado en la colección Adonais, "Notas de un diario" y yo pienso que en realidad debería haberlo titulado "Diario de un poeta a punto de casarse". Una muestra al azar:

19 de octubre

Cuando en la noche insomne e insensata
teje su manto negro la locura,
yo me recorro en libros
huecas habitaciones,
buscando compañía.

Tiende el amor sus brumas
a mis cansados pies´
y acaricio la ropa que dejaste
encima de la cama por culpa de las prisas.

Thursday, December 11, 2008

Más "extravagancias"

Reeditadas sus "Crónicas extravagantes"

Aquilino Duque: vuelve un apestado con la cabeza alta… y sin vacunar


Pedro Fernández Barbadillo
El Manifiesto

Hay fuegos que por mucha tierra que se les eche encima siguen ardiendo. Lo mismo les ocurre a algunos escritores: por mucho insulto y mucho silencio que caiga sobre ellos, sus libros siguen gustando. Aquilino Duque es uno de éstos. Por su sinceridad y honradez ha pasado de ser uno de los escritores más premiados en los años 70 a convertirse en un apestado.






Aquilino Duque suele decir que a él siempre le han censurado los mismos, tanto en el franquismo como en la democracia actual. Pero, ¿existe censura hoy, “a estas alturas del siglo XXI”?, preguntará entre asombrado e indignado algún ciudadano feliz, convencido de ser el jefe de los gobernantes. Pues sí. Antes los censores prohibían que un libro se publicase; los censores de ahora, en ocasiones con los mismos apellidos, entierran el libro bajo el silencio o al autor bajo la difamación, de modo que ningún librero se atreva a pedirlo y ningún editor a editarlo.

La editorial Encuentro acaba de reeditar un libro de viajes escrito por Duque. Crónicas extravagantes salió a las librerías por primera vez en 1996, editado por el Servicio Editorial de la Universidad de Sevilla (ahora hay dos: la de toda la vida y la nueva, llamada Pablo Olavide; más enchufes y menos alumnos). Inmediatamente, las fuerzas de la cultura y del progreso, que le tenían ganas a Aquilino Duque, comenzaron una campaña de difamación en la que se le acusaba de… “racista”.

Ciertamente, la situación de la cultura es mala. Los matones siguen como dueños del pueblo. Por fortuna, los vecinos empiezan a protestar y se atreven a leer a otros autores diferentes de los impuestos por el premio Planeta y el Bobelia. En 1996, Duque fue linchado sin que apenas varias personas salieran en su defensa; hoy, si los cuatreros quisieran repetir su delito, se encontrarían a más gente en contra.

Desde luego, la ironía y el sarcasmo de Duque molestan a la misma gente que se escandaliza cuando oye, por ejemplo, que la Monarquía española proviene de la voluntad de Franco. Así, los comentarios del autor sobre el sida, la veneración de los regímenes comunistas por los burgueses occidentales, la movida y la tribu intelectual escandalizaron a los dogmáticos de la libertad de expresión, la transición… dentro de un orden, el fijado por El País.
El libro contiene las crónicas de viajes del autor desde principios de los años 80 y en ellas aparecen desde las calles de Bilbao y Manila hasta los salones y los cafés de Roma y Sevilla, con sus pintadas y sus tertulianos. En ese tiempo la degradación de las costumbres, de los modales y de la inteligencia es asombrosa y nos causa vértigo pensar qué veremos dentro de diez años.

Al comparar a Estados Unidos con España, Aquilino Duque escribe lo siguiente: “entre nosotros el héroe es siempre el bandido, mientras que entre ellos el héroe era el sheriff, y cuando el pueblo norteamericano se tomaba la justicia por su mano era para darle su merecido al forajido, nunca, como entre nosotros –y ahí está nuestro teatro clásico– para ajustarle las cuentas al representante de la ley, al agente de la autoridad […], y todavía hay quien se pregunta por qué entre ellos funciona la democracia y entre nosotros no”.

No hay más que añadir.

miércoles, 19 de noviembre de 2008

Gabriel Albiac habla de "Crónicas extravagantes"

Monday, December 08, 2008

Las verdades del porquero


La verdad es la verdad, dígala Agamenón o su porquero. (Juan de Mairena)


Véase Javier Marías en El País

Saturday, December 06, 2008

XXX aniversario


. Protoconstitucionalismo
Los celosos custodios de la democracia ponen el grito en el cielo cada vez que en las gradas de un estadio de fútbol ven ondear la bandera que a tontas y a locas llaman “preconstitucional”. Si a esa bandera hay que ponerle un mote, éste sería el de “protoconstitucional”, pues fue en sus pliegues y bajo sus símbolos en los que tuvo sus primeros pañales la recién nacida Constitución, en cuyo encabezamiento campean esos símbolos. Esos símbolos fueron abolidos a la llegada al Poder de un partido al que no le gustaban demasiado, pero que no se atrevió a sustituirlos por otros más adecuados. No digo que el yugo y las flechas de los Reyes Católicos se fueran a sustituir por la hoz y el martillo, ya en franco declive, pero no hubiera sido ningún disparate hacerlo por un preservativo y una aguja hipodérmica. Es en cambio notable la ecuanimidad, doblada de íntimo regodeo, con que los mismos custodios contemplan y hacen contemplar la bandera de la segunda República o las leyendas separatistas estampadas en las camisetas de los “presuntos” de turno.
La presente Constitución entró en vigor así que fue sancionada por la única institución legitimada para hacer posible el tránsito de una legalidad a otra legalidad sin salirse de la legalidad, como se decía cuando aún amparaba el águila a la actual Ley Fundamental. (Crónicas anacrónicas)
La joroba
Decía Carl Schmitt que un camello es un caballo hecho por un parlamento. La Constitución de 1978 es uno de esos camellos, cuya joroba más llamativa es el Título VIII, que no dejó de enconársele al festejar su primer cuarto de siglo. Cinco años después, el mal va a más. Eso pasa porque esa joroba, más que joroba, es un absceso con trazas de tumor maligno que está pidiendo a gritos una intervención quirúrgica. La coyuntura no puede ser más favorable, pues los fastos del cumpleaños han dado pie a la clase política, no sólo de la oposición, sino del propio partido del Gobierno, para pedir la reforma de la Carta Magna, y ninguna reforma más urgente que la extirpación de esa joroba cancerosa antes de que haya metástasis. Otros habrá con otras prioridades, según que lo que se quiera sea la unidad de España o su descuartizamiento. Lo que sea, habrá que hacerlo a escape.

Wednesday, December 03, 2008

Discurso de Laínz en Barcelona

Véase ojosdepapel

Felices Pascuas



Camino real

Cada vez se alarga más
la sombra que va detrás
y son más cortos los días,
las noches siempre más frías,
pero el mundo aún gira en torno
de la Noche de Belén.

Ya está la masa en el horno
y el aceite en la sartén
y en un junco de ribera
se ensartan roscos de vino.

Tres reyes van en hilera
¡milagro! por buen camino.

Tuesday, December 02, 2008

La historia virtual

Véase Análisis Digital

Entrevista con Jesús Laínz en Libertad Digital TV

Laínz empieza a hablar en el minuto 31.
http://www.youtube.com/watch?v=hu7ijkNzWPM

Así están las cosas

Los precursores de La Nicolasa

Cada libro del montañés Jesús Laínz es una detallada descripción de las trampas semánticas y de otro tipo que los separatistas tendieron a los redactores del engendro constitucional de 1978. Por eso, cuando en ese engendro se ponen las esperanzas de una salvación de la patria, cabe preguntarse cómo es posible esperar que remedie el mal el mismo mal que lo causó. Sería un prodigio de la homeopatía que La Nicolasa, es decir, la Constitución del 78 restaurase la unidad nacional. Motivos hay para esperar el prodigio, y ellos se deben a la resistencia que algunos de los siete sabios de Gredos, como yo los llamo, lograron oponer a los más antiespañoles de los ponentes e incluyeron cláusulas como el artículo 150.
Si en la jerga política española hay una palabra a la que le sobren los adjetivos es la palabra “separatismo”. Dicho en términos teológicos, el separatismo es un pecado que no admite parvedad de materia, y de demostrarlo se han venido ocupando desde que padecemos democracia tanto los que sacuden el árbol como los que recogen las nueces. El autor de esta feliz imagen es uno de los pocos hombres públicos españoles que han expuesto con claridad su pensamiento. Ese pensamiento nunca ha sido un secreto, o al menos nunca debió serlo, pero yo, que siempre salgo por los fueros de la ornitología heráldica, creo que la democracia, en lugar de abolir el águila imperial del escudo, debería haber puesto en su lugar un avestruz, que es el ave que mejor encarna las virtudes de la clase política.
Jesús Laínz, que tiene un estómago a prueba de bombas, se ha tragado toda la literatura del separatismo pero sin enterrar su cabeza en la arena. Con una implacable perseverancia, Jesús Laínz aporta pruebas que, si en España hubiera un fiscal general digno de ese nombre y en las más altas instituciones un adarme de dignidad o de instinto de conservación, determinarían la ilegalización fulminante de cuantos partidos tengan la avilantez de apellidarse “nacionalistas”. Véase, entre los textos aportados en este libro*, la cartita enviada por don José Antonio Arrandiaga Larrínaga (a) Joala a su amigo don Engracio de Aranzadi, a los pocos días de la muerte de Sabino Arana y con referencia a su postrera pirueta “españolista”. En esa carta se dice que Sabino no estaba loco y sabía muy bien lo que se hacía. Estaba claro que por la fuerza no era posible lograr la independencia, por la desproporción entre las provincias vascongadas y el resto de España; de ahí que el programa “titulado, al menos por ahora, vasco-españolista” tendría la virtud de debilitar al enemigo y reforzar el nacionalismo. “¿Cómo? Dándole un plan político a España que la divida en trozos mil haciéndole perder la cohesión que entre sus regiones existe. …Y ESA ES LA EVOLUCION AL ESPAÑOLISMO. ¿Qué cómo? Pues deseando que el regionalismo prospere en nuestro País y cunda por España, estableciéndose pleitos y contiendas entre las diversas regiones o aislándose unas de otras de modo tal que no les importe la totalidad de España.”
Puede verse que el engendro de las autonomías estaba ya en el cerebro de la Antiespaña en fecha tan remota como el 7 de diciembre de 1903, cuando esa carta fue escrita.
No fue ése uno de los menores motivos que tuve para pedir el NO en el referéndum de 1978.

























* Jesús Laínz. Escritos reaccionarios. Para separatistas y progresistas. Ediciones Encuentro. Madrid, 2008.

Saturday, November 29, 2008

El 28 de noviembre en la bodega de los Apóstoles


Thanksgiving
Conocí un inglés muy viajero que había vivido en Estados Unidos, en un pueblecito del Midwest, donde pasó el último jueves de noviembre y fue invitado a cenar el consabido pavo trufado con salsa de arándanos. La dueña de la casa le preguntó si en el Old Country, o sea, en Inglaterra, no celebraban Thanksgiving, el Día de Acción de Gracias, y él contestó:
- ¡Oh, sí! ¡Claro que lo celebramos! ¡El 4 de julio!
No sé si la anfitriona captó la ironía de la respuesta, pero en el más benévolo de los casos se diría para sus adentros, si es que había leído a Oscar Wilde, que Inglaterra y Estados Unidos lo tienen todo en común, menos una cosa: el idioma.
Cada pueblo da las gracias a Dios por motivos distintos, y ayer jueves hube de participar en ese rito en casa de unos amigos de Ultramar. Los motivos míos para dar gracias al Altísimo hoy viernes son los de estar esta noche en una bodega jerezana de la solera de González Byass para rendir homenaje a su fundador, don Manuel María González Ángel.
Mi primer contacto con la familia González fue, caso curioso, en Inglaterra, y es que mi sino es ir de un sitio a otro por el camino más largo. Yo he ido por vez primera de Sevilla a Granada pasando por Puebla de los Angeles y de Manila a Acapulco como aquel que dice por la ruta de la seda. Pues bien, la primera persona de la familia González a quien yo conocí fue un biznieto de don Manuel María, el reverendo Alfred Newman Gilbey, hijo de su nieta María Victorina de Isasi, capellán católico de la Universidad de Cambridge con sede en la Fisher House. Yo acababa de llegar a Cambridge casi directamente de San Fernando, donde había empezado las prácticas de oficial de complemento de la Milicia Naval Universitaria en el Tercio Sur de Infantería de Marina, y no dejó de sorprenderme gratamente el empleo por aquel clérigo tan británico de modismos de la provincia de Cádiz que me recuperaban el mundo que acababa de dejar atrás. Nadie que no fuera de Cádiz o de su entorno inmediato me habría dicho al despedirme la primera vez: “Deje que le acompañe a la casapuerta”.
Muchos años habrían de pasar hasta que los azares de la existencia me relacionaran con otros miembros de la familia, y lo que a ello dio pie fue el encargo que se me hizo de escribir un libro sobre Doñana. Fue en Doñana, en el Lomo del Grullo, donde conocí a Mauricio y a través de él, ya en Jerez, a su padre, al legendario Tío Manolo, que tanto me ayudaron en mis primeros pasos por aquel rincón, no menos legendario, de la geografía española. De su mano tuve por vez primera acceso a la bodega, a la que luego he vuelto en incontables ocasiones, sumamente gratas para mí. Yo lo he pasado siempre tan bien en la provincia de Cádiz que más de una vez he hecho mía aquella ocurrencia misoneísta de Villalón de las dos partes en que se divide el mundo.
Precisamente en la bodega de González Byass he dejado constancia en una bota de mi concepto de la felicidad, cifrada en esa media botella de fino que todo gaditano bien nacido se toma a media mañana.
Estas dinastías de creadores y de fundadores son tan fértiles en empresas, que siempre sorprenden. La Iglesia, la viticultura, la ornitología se han ilustrado con nombres de la estirpe de don Manuel María que, en su fecundidad renovadora, nos lleva a la cronista del patriarca fundador, con méritos tan acreditados en la literatura. Hablo de la autora del libro que presentamos, de Begoña García González-Gordon, cronista de su familia desde que nos sorprendiera y deslumbrara con Las niñas del Altillo.
Hay que decir y lo digo con envidia, que Begoña es una privilegiada de las letras, ya que es el producto de un ambiente ilustrado – no hay que remontarse mucho para admirarse ante las composiciones florales de su madre María Dacia o ante las ilustraciones de su prima Bibiana – sino que además ha tenido a su disposición el maravilloso archivo de la bodega que manos previsoras, conscientes de la importancia de la empresa, no sólo para la industria, sino para la cultura de la ciudad, han ido formando a lo largo de cuatro o cinco generaciones. Esos archiveros le han suministrado el material que ella – igual que su madre hace con las flores secas del otoño - ha tenido el arte de organizar en un ameno relato que, a la vez que historia de familia, es historia de Jerez e historia de España.
Reproduce Begoña un fragmento del discurso de don Manuel María a sus empleados en 1882, que da una idea exacta del espíritu con que el tatarabuelo de su madre acometió su empresa a mediados del siglo XIX. Dice así:
Yo empecé mi negocio de extracción de vinos sin capital, y lo que era consiguiente: con limitadísimo y vacilante crédito, y con otras grandes dificultades por delante; pero a la vez con inmenso entusiasmo, nacido en parte del placer que experimentaba, joven aún y falto de recursos, en ocupar gente, y de la risueña esperanza de que cada día ocuparía más y que muchas vivirían a mi lado.
Cuando don Manuel María pronunciaba estas palabras, la bodega, fundada por él en 1835, a los 23 años edad, llevaba ya cerca de medio siglo en funcionamiento y en él su fundador había probado con creces que ese entusiasmo y ese placer que experimentaba…en ocupar gente no eran una figura retórica, ya que los que lo escuchaban en aquel momento representaban a muchas familias jerezanas que por la vía del trabajo habían pasado a formar parte de la gran familia que ya era la bodega.
Las diez primeras botas que colocó el joven sanluqueño Manuel María, empleado en un escritorio gaditano, fueron a parar precisamente a Inglaterra, y fue la exportación de vinos a Inglaterra la actividad principal durante todo el siglo XIX de la casa González y Dubosc, que así se llamaba por el amigo que González Angel, o González Peña como era más conocido, tenía en Londres y que fue el primer viajante de sus vinos. No es que González fuera el primer exportador a las Islas Británicas. Lo que es wine merchants no faltaban en Londres ni extractores y exportadores en Jerez, pero el recién llegado logró abrirse camino entre ellos hasta alcanzar la preeminencia, hasta el punto que uno de ellos, y no de los más flojos, Robert Blake Byass, el armador por cierto del Brilliant, el barco que llevó las primeras diez botas a Inglaterra, estuvo porfiando cuatro lustros por asociarse con él, cosa que sólo consiguió unos seis años antes de la muerte de Dubosc, a los dos años de la cual González y Dubosc pasó a denominarse González Byass.
Todas estas cosas y muchas más las cuenta Begoña en un relato cuyos capítulos son las distintas bodegas que integran el gran conjunto actual que engloba varias pintorescas calles del antiguo Jerez. Cada una de ellas es una tentación para el comediógrafo como el archivo de la Casa lo es para el novelista, y Begoña hace de esos recursos un uso maravilloso, en el que no rehuye la relación de pormenores técnicos de la industria y su sistema de financiación. Si alguna vez no puede remediar hacer alguna concesión a la mentalidad de los tiempos que corren, el prólogo de don Manuel Olivencia no deja una I sin punto ni un cabo por atar. Es más, aparte de hacer un resumen esencial de la obra, Olivencia nos da una lección magistral sobre la idea de empresa que profesaba don Manuel María y sobre la obra social que con ella hizo en su tiempo. González Angel fue un cristiano consecuente que, aunque no hubiera leído la Summa Theologica estaba plenamente penetrado de su doctrina, y a este respecto no puedo por menos que invocar a un pensador reaccionario – el colombiano Nicolás Gómez Dávila – cuando dice que: “Lo que preocupa al Cristo de los Evangelios no es la situación económica del pobre, sino la condición moral del rico.” Don Manuel María tuvo una muerte ejemplar, rodeado de los suyos y besando un crucifijo, una muerte de la que su hijo Ricardito nos da una relación emocionante en los fragmentos de una carta a su mujer, a la sazón en Inglaterra, que Begoña reproduce en el libro.
Debo confesar que Ricardito es uno de los personajes que más me intrigan en este novelesco retrato de familia. (No deja de ser curiosa la importancia que en esta etopeya de don Manuel María tienen personajes que a primera vista parecen secundarios, como por ejemplo, un tío materno del fundador, el célebre tío Pepe, cuyas cualidades de catador tanto beneficiarían a su sobrino y a quien se debió que se exportara a Inglaterra por vez primera un fino very very pale de gran calidad que se acababa de obtener y que no tardó en ocupar un puesto de honor entre los olorosos y amontillados a que tan aficionados eran los súbditos de Su Graciosa Majestad.) Ricardito es el menor de los hijos del fundador y no parece que en él la familia pusiera grandes esperanzas. De hecho, don Manuel María, que tan bien sabía conocer a la gente que lo rodeaba, tampoco confió en su mayorazgo, Manuel Críspulo, que llegaría a arruinarse, como en cambio confiaba en el segundón, Pedro Nolasco, su digno sucesor al frente de la empresa y de la dinastía. La idea que yo tengo de Ricardito es la de un señor un tanto excéntrico y maniático que en la casa paterna de la Tonelería, que le tocó en herencia, se dedicaba a dar cuerda a los relojes que coleccionaba. Luego, cuando leo la carta que escribe al morir su padre, mi opinión cambia por completo y no sé si admirar más sus principios, su formación, su sensibilidad o la inteligencia con que da cuenta del trance por el que pasa su padre, cuya muerte está a la altura de lo que había sido su vida.
Otras hijas que me intrigan o atraen por motivos distintos son su primogénita Victorina y Josefa, la tercera, vinculadas ambas con ese Altillo que me hizo conocer a Begoña. Un hijo de Josefa, casada con el anglobilbaino don Ricardo. de la Quintana, Cristóbal de la Quintana, Cristobita, luego Cris a secas, fue quien puso la primera piedra de esa casa de nueva planta construida al gusto británico de la época y quien, al casarse con su prima hermana Margara González Gordon, engendró a las siete “niñas” que harían de la casa y la finca un enclave inglés que nada tenía que envidiar a Gibraltar o Riotinto. En el comedor de esa casa contrajeron matrimonio María Victorina de Isasi, hija de Victorina González Soto, y Newman Gilbey, los padres del Monsignor a quien conocí en Cambridge y visité un par de veces memorables en su retiro del Travellers’ Club de Pall Mall.
Alguna vez me lo encontraba por las calles de Cambridge y nos saludábamos. El, que en la Fisher House iba siempre de sotana con la trencilla roja en el cuello de prelado doméstico de Su Santidad, vestía de calle con levita negra y pantalón ceñido con polainas y un chambergo negro bajo el que asomaban unas patillas de boca de hacha. Yo le encontraba cierto parecido físico a un actor de carácter de la época que se llamaba Jesús Tordesillas y que a su vez se daba cierto aire a Pemán; más tarde, sus modales y su indumentaria me harían identificarlo con el viejo actor de carácter británico Ernest Thesiger, sobre todo en las dos películas en las que toma ginebra y dice I only drink gin. Alfred Gilbey, biznieto de don Manuel María, era de familia de vinateros; sin embargo, más que al vino, el apellido Gilbey se asocia a la ginebra y, aunque Monsignor abominaba de esta bebida que para él tenía connotaciones tabernarias, cada vez que yo veía a Thesiger como Doctor Pretorius o Horace Femm escanciar y ponderar la ginebra, no podía menos de representarme a Monsignor en su traje de clergyman anunciando el producto al que su familia paterna debía su fortuna.
Lo que Alfred Gilbey siempre tenía a mano en cambio era jerez u oporto, con el que, según la hora, nunca dejaba de obsequiar a sus visitantes. Hombre chapado a la antigua, no sólo en su indumentaria, sino en sus modales, era un magnífico anfitrión, que ya es decir en una Universidad en que no había don, como allá se llama a los docentes, que no practicara las reglas de la más exquisita hospitalidad. Y esa hospitalidad era exquisita porque su primer acto era una copa de oporto o de jerez, de jerez amontillado o abocado, al gusto británico, sin el que no hay una civilización digna de ese nombre. Ahí sí que Alfred Gilbey hacía publicidad a otra rama de la familia, a los González Gordon, de la casa González Byass. A los ingleses se les ha podido acusar de no saber comer. De ellos decía Voltaire que tienen muchas maneras de adorar a Dios y una sola de comer la carne. Lo que nadie puede reprocharles en cambio es no saber beber, porque como se sabe beber en Inglaterra sólo se bebe en Jerez de la Frontera. Tampoco debieron de ser malos catacaldos Hilaire Belloc. G.K. Chesterton, Evelyn Waugh y otros ilustres huéspedes de Alfred Gilbey que desfilaron por su comedor con retratos de Estuardos colgados en los severos entrepaños.
Yo llegué a visitarlo un par de veces en el Travellers’ Club, donde pasó los últimos años de su vida, jubilado de la Fisher House por el Concilio Vaticano y de Cambridge por el feminismo. La primera fue en enero de 1988, a raíz de que una hija mía se casara en Wapping en una iglesia anglicana, y eso que ambos contrayentes eran católicos romanos. Como yo sabía además que él tenía autorización del ordinario para decir misa diaria en latín en una parroquia de barrio, me apresuré a tranquilizarlo diciéndole que, gracias a esa ocurrencia de los jóvenes contrayentes, yo había podido disfrutar de una ceremonia idéntica a las de la Santa Madre Iglesia antes de que el Concilio se cargara la liturgia. Y tanto. Como que los sacerdotes que oficiaron no tardarían en dar el paso y someterse a la férula de aquél a quien aún con todo respeto no era para ellos más que el “Obispo de Roma”. Uno de sus motivos fue la decisión de Lambeth House de ordenar sacerdotisas y proclamar obispas. También le dije que otra hija mía era monja, y él nos propuso a Sally y a mí subir al oratorio que se había montado en un cuarto trastero del Club, destinado en tiempos a guardar las maletas de los socios, para decir una oración por ella y por su hermana la recién casada. El nos precedió ayudándose para subir del pasamanos de la escalera.
La segunda fue en marzo de 1994. Iba yo camino de San Petersburgo, pero un problema con la fecha del visado ruso me retuvo veinticuatro horas en Londres. Pasaba por Piccadilly Street con Natalia Stucley, recientemente desaparecida, y entramos a la librería Hatchard’s. Encima de un montón de novedades me veo un libro de Albert Gilbey con su fotografía en la portada apoyado en un paraguas y tocado de su negro chambergo, más maltratado que él por el paso de los años. Le pregunté al dependiente si el autor vivía aún en el Travellers’ y me dijo que sí, y Natalia me propuso que sería divertido ir a visitarlo. Nos recibió con su cortesía de siempre y me dedicó el libro, un libro que atesoro: The commonplace book of Monsignor A. N. Gilbey. Estaba ilusionadísimo con venir a Jerez en primavera para festejar en familia su 93 cumpleaños. Ya sabemos por su sobrina Begoña que lo primero que hacía era ir al Altillo y arrodillarse en el comedor donde se casaron sus padres para dar gracias a Dios por el regalo que con ellos le había hecho.
Un día en el Travellers’ (debo la anécdota a su sobrino Mauricio González), Monsignor subía penosamente las escaleras que conducían a su oratorio del antiguo cuarto de maletas, cuando una señora que bajaba se detuvo a su altura y le dijo:
- I have been told that we were born the same year.
Monsignor, encorvado por los años y el reuma, contestó sin levantar la cabeza:
- The only woman of my age in the whole country is the Queen Mother.
- Well, I happen to be the Queen Mother.
Ahora sí que Monsignor, agarrado al pasamanos y apoyado en un bastón, levantó la cabeza para ver a la Reina Madre, tan aficionada por cierto a la ginebra, que estaba en el Club con ocasión del baile de un regimiento del que era coronela.
. Quisiera con el nombre de Alfred Newman Gilbey cerrar el círculo de este homenaje a la memoria de su bisabuelo. Siempre volvemos al punto de partida, y el punto de partida mío en esta efeméride es Inglaterra, donde pasé uno de los años más simpáticos de mi juventud y donde empezó toda esta historia con la llegada en el Brilliant, de Mr Robert Blake Byass, de las primeras diez botas que exportó don Manuel María González Angel.

Thursday, November 27, 2008

Cruces

¡Campos de Extremadura!
¡Cortijos andaluces!
Una mano secreta desde la noche oscura
ha ordenado una siega satánica de cruces.


(José María Pemán. Poema de la Bestia y el Angel)

Opiniones ajenas, opiniones propias

Véanse Baltanás y Sanz Rioja

Tuesday, November 25, 2008

Tuesday, November 18, 2008

Según el color

Véase Análisis Digital

Memoria histórica o el tiro por la culata

EXILADOS ESPAÑOLES
Escribe Rafael Girón Mantero
He leído con mucho interés el reportaje de este periódico el pasado viernes sobre el proyecto del gobierno de gastar 40 millones de euros en buscar descendientes de exilados españoles, para darles la nacionalidad española.
¿Es eso necesario.? Ese gasto en tiempos de crisis no tiene más explicación que la desesperación del Partido Socialista para conseguir votantes para las próximas elecciones, ya que están detectando que en España los van perdiendo y hay que buscarlos en el extranjero.
¿No sería más democrático facilitar el voto a los españoles residentes ausentes? Bien es verdad que desde el gobierno de la UCD, cuando se celebró el I Congreso Democrático de Asociaciones de Emigrantes en Europa, en el que se planteó esa cuestión, se ha avanzado mucho, pero todavía tiene sus dificultades: el retraso del correo, el costo del certificado, que después se devuelve y en algunos casos no llega, las distancias a los Consulados, la falta de información, el coste de los desplazamientos y los votos que no llegan.
Creo que hay muchos hijos y nietos de españoles exilados que están muy orgullosos de poseer la nacionalidad del país en que han nacido. He conocido a varios en el Reino Unido, que aunque sientan algo de cariño por España, se sienten muy orgullosos de ser británicos. ¿Vamos a gastar una pasta gansa en buscar posibles votantes.? Porque eso es lo que pretende el Partido Socialista, los emigrantes, los exilados, sus hijos, sus nietos, sus esposas, los inmigrantes y sus familias y así sucesivamente hasta engrasar el censo electoral con bocas agradecidas.
Voy a ahorrarle al gobierno algo de dinero dándole pista de un hijo de exilado, por si les puede interesar. Se trata de un hijo de Luis Portillo, poeta y filósofo salamanquino, amigo de Unamuno, que se exiló al Reino Unido al comienzo de la guerra civil. Pudo encontrar trabajo en la BBC en un programa para enseñar español y de allí saltó a profesor de universidad. Se casó con una británica y se afincó en ese país hasta su muerte, creo que a principio de los noventas. Su hijo Miguel podría ser un elegido para ofrecerle la nacionalidad española. Habla español correctamente (por supuesto inglés y que yo sepa, también francés, italiano y alemán), ha sido Ministro de Economía, de Trabajo y en el último mandato de Margaret Thatcher, Ministro de Defensa. Actualmente sigue en política como Miembro del Parlamento por el distrito de Chelsea en Londres.
Después de todo no ceo que al Partido Socialista le interese ofrecerle la nacionalidad española porque conociéndole personalmente y dada su trayectoria política, no creo que nunca fuera a votar a los socialistas.

Rafael Girón Mantero, 29365826-R
Higuera de la Sierra. Publicado en ABC el 18-11-08

Monday, November 17, 2008

Presentación jerezana

El viernes 28 de noviembre se presenta en la Bodega González Byass el libro Un paseo por González Byass del que es autora la retataranieta del protagonista Begoña García González-Gordon. Prólogo del Excmo Sr. Don Manuel Olivencia. (Pinchar en el tarjetón)

Friday, November 14, 2008

Más sobre "Crónicas extravagantes"

El próximo lunes día 17 de noviembre, a las 5 de la tarde, entrevista en la COPE ("La tarde con Cristina"), y hoy reseña de Carmelo López -Arias en
El Semanal Digital

Wednesday, November 12, 2008

Tuesday, November 11, 2008

Proezas aeronáuticas

Véase Análisis Digital

Dos en una

Entrevistas de Fernando de Haro en Popular TV el 1o de noviembre con Stanley Payne y a continuación con Aquilino Duque

Sunday, November 09, 2008

Memoria histórica

Hace años, a mediados de los 80, pasé por Cabra y aún estaba en pie la Cruz de los Caídos y las víctimas del bombardeo eran por lo menos 300, el doble de Guernica. En el Guernica de Picasso sólo hay un muerto y es por asta de toro: Ignacio Sánchez Mejías.

9 Noviembre 08 - César VIDAL El 7 de noviembre de 1938, hace esta semana setenta años, la actividad bélica en España se centraba en la batalla del Ebro. Sin embargo, sin relación alguna con aquella terrible lucha, un destacamento de la aviación republicana se encaminó hacia la población cordobesa de Cabra. Su intención no era atacar un objetivo militar sino descargar su ira sobre una población indefensa. De las bombas lanzadas por la aviación republicana, en aquella misión carente de justificación, una cayó sobre el mercado de abastos causando la muerte a mujeres, ancianos y niños. Cuando los aviones republicanos se retiraron, dejaron tras de sí algo más de un centenar de cadáveres, es decir, una cifra de víctimas similar a la de Guernica. Pero Cabra no tuvo un Picasso que la pintara ni tampoco el mando nacional, ocupado sobre todo en ganar la guerra, utilizó propagandísticamente aquel centenar de muertos. Hoy son contados los españoles que saben lo que, hace> setenta años, sucedió en Cabra, pero lo peor no es su ignorancia sino el esfuerzo consciente para que siga existiendo. Por ejemplo, a diferencia de Ibarreche con Guernica, Manuel Chaves, hijo de un militar franquista, no ha recordado a las víctimas ni tampoco ha exigido que Rusia pidiera perdón por proporcionar los aparatos que realizaron aquella misión. Tampoco ninguno de esos propagandistas disfrazados de historiadores ha recordado que, a diferencia de Guernica, Cabra no tenía una fábrica de armas ni estaba en la zona del frente en medio de una ofensiva que explica el bombardeo. Tampoco, a pesar de que han pasado siete décadas, ningún pintor, ningún escritor, ningún escultor ha decidido levantar un recuerdo artístico a las víctimas del bombardeo republicano de Cabra. Tampoco las televisiones extranjeras han aparecido por Cabra para escuchar los testimonios, reales o supuestos, de los egabrenses. Tampoco se ha proyectado en ninguna cadena un documental que recuerde aquel acto de barbarie que carecía de justificación militar. Mucho menos se ha execrado al doctor Negrín, socialista y primer ministro, que sujetaba las riendas entonces del bando frentepopulista. Ni siquiera, a pesar de haber nacido en Cabra, la antigua ministra de cultura, Carmen Calvo ha recordado a aquellas víctimas a muchos de cuyos descendientes debe, sin duda alguna, conocer. Y es que, por enésima vez, ha quedado de manifiesto lo que es la mal llamada «memoria histórica». Sólo el raquitismo intelectual de la izquierda y de los nacionalismos, el deseo de quedarse con importantes raciones del presupuesto con cualquier pretexto y la necesidad de agitar el odio para enfrentarse con un PP que presentaba una mejor gestión política y económica acabó llevando a una alianza nacional-socialista cuya finalidad era volver a abrir heridas de antaño y condenar a la muerte civil a la mitad de España. Para la izquierda y los nacionalismos no se trata de recordar - ¡cuánto desearían muchos que se olvidara el bando en que combatieron sus padres!- sino de crear una mentira propagandística impuesta sobre la población con todos los medios que, como siempre, pagará nuestro dinero. Millones de españoles, por el contrario, elevamos nuestras oraciones porque la alianza nacional-socialista no consiga reabrir las heridas de la guerra civil y recordamos a todos nuestros muertos, de un bando y de otro, por una razón o por otra, en el deseo de que España nunca vuelva a vivir un drama semejante.

El lujo de una amistad

Véase El Correo Gallego

Tuesday, November 04, 2008

Monday, November 03, 2008

Homenatge a Xènius

El catalán, de ser una curiosidad anecdótica, ha pasado a ser un imperativo categórico.

Wednesday, October 29, 2008

Monday, October 27, 2008



La Residencia de Estudiantes recuerda a Natalia Jiménez de Cossío
Invitación al acto en recuerdo de Natalia Jiménez de Cossío
La Residencia de Estudiantes prepara un homenaje en recuerdo de Natalia Jiménez de Cossío, hija del primer director de la Residencia, Alberto Jiménez Fraud, y Presidenta de honor de los Amigos de la Residencia de Estudiantes. El acto se celebrará el próximo lunes 27 de Octubre a las 19.30, en el n. 21 de la calle Pinar de Madrid, sede de la Residencia.

Wednesday, October 22, 2008

Un niño de Rusia

Hace poco falleció en Ginebra mi viejo amigo Epifanio Ibáñez, uno de los niños que sus padres mandaron a Rusia durante nuestra guerra y que volvió ya adulto para trabajar como traductor en organismos internacionales, donde fuimos compañeros. Reproduzco aquí parte de la semblanza suya trazada en La loca de Chillán.

Episodio había aprovechado su formación soviética para darle la vuelta por completo, y a la vez que abominaba de abstracciones como la humanidad o el homo sapiens, era capaz de sentir estima y afecto por personas concretas y era un amigo leal de sus amigos. Era un misántropo que amaba al prójimo, es decir, al próximo, porque el lejano no existía para él. Yo solía asistir muchos domingos a los oficios en la iglesia ortodoxa rusa de Champel y cuál no sería mi sorpresa al verlo allá. Iba muy serio y concentrado. Nos saludamos de lejos con una inclinación de cabeza. También en lo religioso le había Epifanio dado la vuelta a la formación bolchevique.
¿Qué meditaría Epi en la iglesia rusa? ¿Pediría al Altísimo que le curase la misantropía y el pesimismo? Hubo una época en que le decía a quien le quisiera escuchar que sólo le quedaban cuatro años de vida. Un cuarto de siglo después seguía igual, fumando como una chimenea, royéndose las uñas, echando de comer a los pavos reales del Palacio de las Naciones y pronosticando catástrofes. Un día vi en la televisión o leí en una revista un reportaje sobre la isla de la Palma, la más occidental de las Canarias. Esta isla forma una alta montaña, a lo largo de cuya cresta hay una falla que hará que en una fecha geológicamente remota la isla se parta en dos, provocando un maremoto de tal envergadura en el Atlántico que las aguas cubrirán por completo todas las ciudades del litoral americano, Nueva York y Buenos Aires inclusive. Epi se alegró mucho con la noticia, pero la alegría le disminuyó bastante cuando le dije que eso no ocurriría hasta dentro de millones de años.

Franco ha muerto

Escribe ENRIQUE GARCÍA-MÁIQUEZ

ESPAÑOLES, FRANCO HA MUERTO
GARZÓN se apunta a novia en la boda, a niño en el bautizo y a Arias Navarro en la muerte del General: "Españoles, Franco ha muerto". Marx escribió a cuenta de los dos napoleones que lo que fue tragedia se repite como farsa. Si Arias Navarro y unas colas interminables de ciudadanos lloraron entonces de corazón, con el remake estamos llorando de risa.Se han hecho ya todos los chistes, se ha escrito mucho en la prensa y el fiscal Zaragoza se ha opuesto con contundencia: la causa judicial no se sostiene desde la Ley de Amnistía de 1977 y tiene tintes de Inquisición General. Para remate, los principales protagonistas -a no ser que Garzón nos dé un susto de muerte- llevan decenios respondiendo ante Dios y ante la historia. Penalmente, esto es una pena. Sin embargo, seamos positivos y no descartemos ciertos efectos benéficos del follón. Aunque es competencia del Estado, quizá ayude a que algunos familiares puedan exhumar y enterrar a sus antepasados. Sería, como titulaba hace unos días José Aguilar, "el acierto del disparate". Y como mínimo, en cualquier caso, servirá para evidenciar de nuevo el fervor por la amnesia de los antiguos colaboradores de Franco que siguen en activo. Realmente haría falta la pluma de un Shakespeare para describir el mundo interior de quienes prosperaron con el franquismo, y ahora, en vez de hacer una reflexión ponderada sobre aquel régimen, son leales partidarios del olvido y, en cuanto les aprietan, de la condena. Me temo que desperdiciarán otra vez esta oportunidad de aclarar su historia, y es una lástima: aclararían de paso la de España y la de la derecha, que se liberaría así de tantos complejos freudianos como arrastra.Yo puedo ayudar poco. Esforzándome mucho a lo más que llego es a recordar vagamente el 20 de noviembre de 1975. Eso sí, desde aquí me ofrezco como testigo para Garzón. Aunque muy niño, vi por la tele que Francisco Franco estaba lo que se dice muerto. Ojo: puede que mi testimonio no fuese tan inútil como parece. Quedaría claro que para una mayoría creciente de españoles (de los algo mayores que yo para abajo) la dictadura es historia. Más que las memorias de unos y de otros -todas respetables- toca un estudio honesto, sin maniqueísmos histéricos, de los hechos tal como fueron. O sea, lo mismo que de los Reyes Católicos, de Atapuerca, de la batalla de los Arapiles o de la Conquista de México. No perdamos la esperanza de que este jaleo tenga un efecto catártico. Cuando hasta los más escépticos se convenzan de que Arias Navarro no mentía, podremos dejar a los historiadores hacer su trabajo. Entonces empezará lo interesante.

Tuesday, October 21, 2008

Bergamín en la España de Franco

Véase Análisis Digital

Damnatio memoriae

Damnatio memoriae
No es nada nuevo que un régimen político condene al que lo precedió, pero esa condena es tanto más encarnizada cuando el que condena procede “sin traumas” del condenado. Es natural que el régimen que padece España procurase distanciarse del que lo precedió, entre otras cosas porque mantenerlo hubiera sido un anacronismo, pero lo que no tiene nada de natural es que al cabo de más de treinta años, pretenda borrarlo de la memoria colectiva identificándose nada menos que con la Historia. La expresión “condenado por la Historia” la puso en circulación el movimiento triunfante en Rusia en 1917 y la hemos venido padeciendo desde entonces, hasta que la Historia de verdad, harta de tan grosera suplantación, que duró tres cuartos de siglo, mandó a los suplantadores a su “cubo de la basura” (otra expresión acuñada también por esos mismos suplantadores).
Es muy difícil echar toda la culpa de estas operaciones a tal o cual partido o a tal o cual institución. Para mí los que menos respeto se merecen de todos son los que temen que esta Damnatio memoriae se los lleve a ellos por delante, es decir, “eche por la borda treinta años de democracia”, treinta años en los que se han puesto las bases de la situación presente. Y es que los presuntos beneficiarios de esos treinta años, que llaman “reconciliación” al cambio de chaqueta, no se arrepienten de la alegría con que ya intentaron en su día echar por la borda los cuarenta años precedentes.

Monday, October 20, 2008

Natalia Jiménez

Natalia II
Fue nel mezzo del camin della mia vita cuando yo conocí a Natalia y a su marido John, y fue en una triste oportunidad, la de la enfermedad y muerte en Ginebra de su padre, don Alberto Jiménez Fraud. A don Alberto lo había conocido en Oxford nueve años atrás, en la Semana Santa de 1955. A doña Natalia un poco antes, cuado vino a Cambridge a dar una conferencia titulada “El retrato de un Generalísimo”, es decir, el retrato de don Juan de Austria por El Greco. Supe entonces que el soneto de Juan Ramón Jiménez A una joven Diana, dedicado a Alberto Jiménez Fraud, fue escrito por ella y para ella, y que un día en Madrid, ya después de la guerra, dos jóvenes poetas habían rivalizado en recitárselo de memoria: Luis Rosales y José Antonio Muñoz Rojas.
Natalia hija, Natalita como le llamaban, Natalia II como se firmaba, era una belleza espectacular y confirmaba el que algunos, como Gregorio Prieto, la llamaran “La Flor de Oxford”. Fueron bien tristes aquellos días de la primavera ginebrina, con don Alberto de cuerpo presente velado por Marcela de Juan, madrileña del Celeste Imperio, una de las tantas personas españolas, de dentro y de fuera, que rodeábamos a don Alberto en las Naciones Unidas.
Puede decirse que tanto Natalia como su hermano Manolo heredaron, con la simpatía, los afectos de sus padres, y yo y luego los míos fuimos beneficiarios de ello. Ellos, que perdieron mucho al tener que abandonar España, se llevaron consigo algo que nadie les podía quitar sino con la vida: una manera de ser y de estar, una memoria de lo que habían sido y habían hecho y una fe en lo que otros podríamos en un futuro ser y hacer. Todos, sin pretenderlo, eran ejemplares, y en su ejemplaridad yo los asociaba, a través del abuelo Cossío, al cervantino Caballero del Verde Gabán. Son muchas las cartas que debo de guardar de doña Natalia, excelente corresponsal, y he perdido la cuenta de las veces y los lugares en que hemos convivido: Oxford, Londres, Viena, Ginebra, Madrid, Roma, Sevilla, Málaga, Betanzos…
Otro conocido común, ya desaparecido, exiliado también en Inglaterra, el yerno de Castillejo, Rafael Martínez Nadal, tan simpático como malévolo, decía entre otras lindezas, que Manolo y Natalita eran la negación del espíritu y el estilo de la Institución Libre de Enseñanza. Yo sólo sé decir que en Natalita lo que muchos tomaban por frivolidad era una alegría vital comunicativa que irradiaba felicidad. Natalia era alegre y luminosa, y eso se veía en las distintas casas en que vivió – en Belgravia o en el Barrio de Salamanca – en que los ventanales y los grandes espacios cobraban un plus de luminosidad con los paisajes urbanos de sus óleos y dibujos. Para Natalia una cosa o una persona no era buena o mala, era divertida o no divertida. Nadie que la haya conocido puede hablar mal de ella, aunque para muchos fuera un vendaval. Un vendaval, una ráfaga, una bocanada que ponía en movimiento todo cuanto se le ponía delante o tenía a su alrededor.
El temple de aquella hispanoinglesa que, como ella decía, de no haber sido su marido el segundón sino el mayorazgo, habría enjoyed terribly el haber ido de Lady Stucley por los salones londinenses, se demostró en su manera de hacer frente a los terribles golpes que sufrió, tanto más terribles cuanto que se trataba de una familia muy unida. Primero la muerte de su hermano Manolo, a quien adoraba; después la de su madre, en Galicia; por último la de su marido. Natalia, aparentemente ajena a todo el mundo intelectual de sus padres, demostró con creces que, al recaer sobre ella todo el peso de la tradición familiar, era capaz de estar a la altura de las circunstancias y, a la vez que organizaba y montaba exposiciones de obra propia, preparaba homenajes, promovía reediciones, movilizaba a medio mundo para que los españoles supieran quiénes habían sido don Alberto Jiménez y don Manuel Bartolomé Cossío y los conocieran por sus obras. Natalia estaba tan pronto en Londres como en Málaga o en Betanzos, pues también hubo de hacerse cargo de la finca de los abuelos en San Fiz de Vijoy donde, como en todos los lugares que ella tocaba con su varita mágica, muchos de los que la quisimos hemos pasado días inolvidables.
Por dos hijas mías que la acompañaron en sus últimos momentos sé que tuvo una buena muerte. Mi mujer le mandó decir una misa en San Marcos de Venecia.

Tuesday, October 07, 2008

Saturday, October 04, 2008

Vanguardia y paranoia

Véase Análisis Digital

Crónicas extravagantes 2

Se traslada al 13 de noviembre la fecha de presentación en Madrid de Crónicas extravagantes, prevista pare el 16 de octubre.

Cunde la dendrofobia

ATENTADO CONTRA EL MEDIO AMBIENTE EN CORVALES


Se ha cometido un acto vandálico en la Reserva Natural de Corvales (La Zubia), dentro del Parque Natural de Sierra Nevada, dónde se han arrancado alrededor de 80 ejemplares de almez (Celtis australis) de cuatro años de edad, plantados recientemente.

Además del valor económico (2400 €), no hay que olvidar que cada árbol había recibido un cuidadoso tratamiento para lograr su germinación, su posterior crecimiento en vivero, numerosos cuidados y mano de obra para su plantación y mantenimiento.

Por otra parte, lo realmente importante es el daño causado de forma intencionada al ecosistema, al atentar contra una especie de alto valor ecológico, catalogada como Vulnerable en el Libro Rojo de las Especies Vegetales Amenazadas de Andalucía.

Este hecho ha sido denunciado ante el SEPRONA, la Consejería de Medio Ambiente y la Guardia Civil de La Zubia en septiembre de 2008.

Sunday, September 28, 2008

Flores y palabras

http://floresypalabras.blogspot.com/2008/09/natalia-jimnez-de-cosso-in-memoriam.htmlAyer, sábado 27 de septiembre, a la 1 de la tarde, dejó de existir en Madrid Natalia Jiménez de Stucley, de quien sólo pueden hablar maravillas los que tuvieron la suerte de conocerla y tratarla. Por el momento, me limito a remitir al lector a la bitácora de una de sus sobrinas, que oye sus palabras a través de las flores que pintaba
http://floresypalabras.blogspot.com/2008/09/natalia-jimnez-de-cosso-pintora.html

Saturday, September 27, 2008

Crónicas extravagantes

El próximo 16 de octubre, a las 20 horas, se celebrará en Madrid, calle Tutor nº 35, local del CEU, la presentación de la segunda edición ampliada de Crónicas extravagantes, publicada por Ediciones Encuentro. Consistirá el acto en un coloquio del prologuista José Jiménez Lozano con el autor y la introducción correrá a cargo de Guadalupe Anglona.

Tuesday, September 23, 2008

Saturday, September 13, 2008

Más claro, agua

Pinchar en el texto para ampliar

Saturday, September 06, 2008

Especulación y xenofobia

El ALCALDE Y LA BIBLIOTECA UNIVERSITARIA
Señor Alcalde: Me permito mandarle esta carta en contestación a sus declaraciones hechas hace unos días en un medio de comunicación donde explicaba que aquellos que se oponen al emplazamiento de la biblioteca en el solar que Vd mismo le cedió a la Universidad sólo eran 50 vecinos, entre ellos unos cuantos forasteros que no entienden nada de esta ciudad… Si, para Vd, ser forastero es exigir a sus dirigentes que gobiernen con un mínimo de sensatez, mucho me temo que haya numerosos sevillanos de estirpe u originarios de otras regiones de España, que en estos momentos se sienten “forasteros” en esta nueva ciudad que Vd está reinventando. Lo que estos ciudadanos no están en absoluto dispuestos a admitir es que su Alcalde usurpe los espacios verdes de esta bella ciudad, como ocurre en el caso flagrante del Jardín del Prado, con el único fin de financiar las arcas municipales, creando así un precedente imborrable y peligrosamente imparable. Hay que reconocer que ha tenido ingenio político en inventar una nueva fórmula de financiación del Consistorio, muy sui generis y particularmente tentadora y eficaz en época de crisis: el Ayuntamiento hace suyo un “trocito” de un parque en pleno centro histórico protegido, lo intercambia con solares urbanizables propiedad de la Universidad y recauda de esta manera una copiosísima cantidad de dinero. El negocio no puede ser más rotundo, y todo, según Vd, en “interés” de los ciudadanos de Sevilla. Brillante. ¡Qué locura! Admita por lo menos que éste es el verdadero secreto por el cual se ha empecinado en ubicar la biblioteca universitaria dentro del Jardín del Prado en lugar de hacerlo en cualquier otro solar público de la ciudad que no hubiese generado esas plusvalías multimillonarias tan apetecibles para la Casa Grande. No hace falta ser forastero para entenderlo. La propia Justicia, a través del auto por el cual se levantó la suspensión cautelar de la obra, reconoce que en este conflicto los oponentes a la ubicación del edificio en dicho espacio verde luchan por el interés público y el Ayuntamiento y Universidad por un interés privado. El mundo al revés. Christine.

(Carta al director de ABC de Sevilla, 6 de septiembre de 2008)

Friday, August 29, 2008

Cuestiones académicas y espesor municipal

Escribe ANTONIO BURGOS:

NO hay tratamiento protocolario más pelotillero que el que corresponde a los rectores de Universidad: son «excelentísimos» y «magníficos». Parece que tales tratamientos los hubieran concedido palmeros por sevillanas o agradaores flamencos de Jerez. Hasta el punto de que una señora que le escribió a uno de ellos para pedirle no sé qué para su niño estudiante, encabezó su carta poniendo:«Estupendo señor rector...»¿Será por poner títulos de peloteo? Cuando la verdad es que tan magníficos como su nombre indica no son a veces muchos rectores. No era nada magnífico, por ejemplo, el rector Hernández Díaz, que ha pasado a la Historia de Sevilla como el alcalde que autorizó que derribaran la Plaza del Duque. Don José Hernández Díaz, trianero, sí era magnífico como catedrático de Historia del Arte. El poquito Arte que yo sé lo aprendí con él y con sus adjuntos, los dos Antonios, don Antonio Sancho Corbacho y don Antonio de la Banda y Vargas. Hernández Díaz era la máxima autoridad mundial en escultura barroca andaluza y especialmente en Martínez Montañés. Fue el autor del catálogo de las barbaridades contra el patrimonio religioso que cometieron los rojos en Sevilla, las que ahora presentan los capillitas cobardones poco menos que como fuegos producidos por un cortocircuito. Como Bandarán, Romero Murube o Alfonso Grosso, Hernández Díaz fuepersonaje muy influyente en la vida académica, cultural y civil de Sevilla. Tanto, que lo nombraron alcalde. Y ahí pegó el petardo del siglo.Con todo su golpe de historiador del Arte, con su bibliografía del libro «Edificios religiosos y objetos de culto saqueados y destruidos por los marxistas en la provincia de Sevilla», Hernández Díaz firmó la sentencia de muerte (o sea, la orden de derribo) del Palacio de los Guzmanes y de la Casa Sánchez-Dalp en la Plaza del Duque, a mayor honra y gloria del Cortinglés. Es decir, que se puso en condiciones de que alguien pudiera iniciar con su hazaña el catálogo de «Edificios y obras de arte destruidos por los capitalistas en la provincia de Sevilla».Aquellas autorizaciones de derribo fueron el chupinazo para la destrucción de Sevilla que habría de parar en la democracia el alcalde Luis Uruñuela, mérito que no se le ha reconocido en esta ciudad sin memoria y sin vergüenza. Si todo un prestigioso catedrático de Historia del Arte y rector de la Universidad autorizaba como alcalde los derribos de la Plaza del Duque, ¿a qué pararse en barras? Ancha es Castilla y larga la piqueta de Pavón el derribista. Así cayó media Sevilla, tras el mal ejemplo de Hernández Díaz.Yo me creía que la historia del rector derribista era como la letra del bolero «Tres cruces», que como en Sevilla tuvo que ser, ya todo aquello pasó, todo quedó en el olvido. ¡Pero qué va! Tenemos recién elegido un rector que es la reencarnación de Hernández Díaz: el excelentísimo y magnífico profesor doctor don Joaquín Luque Rodríguez, catedrático de Tecnología Electrónica y rector de la Universidad Hispalense. Quien se ha sentado en un sillón que debe de contagiar las ganas de derribar. Se sientan los catedráticos elegidos en el sillón de rector, y les entra un impulso irresistible de firmar papeles de derribo, talas y demoliciones. Hernández Díaz firmó el derribo de la Plaza del Duque, enterita. Joaquín Luque, nuevo Hernández Díaz, la tala de los Jardines del Prado y la destrucción de todo lo que hubiera por allí. Hernández Díaz decía: «¡Palacios fuera, viva el Cortinglés!». Joaquín Luque dice: «¡Jardines fuera,viva la Biblioteca del Mangazo de subvención a la Unión Europea, y al Prado y a Sevilla que les den por saco!».Si con aquel rector se levantó la veda para el derribo de medio libro de «Arquitectura civil sevillana», me temo que con este rector se levante la veda para la tala indiscriminada de todo jardín que convenga quitar de enmedio, en esta ciudad de suyo arboricida. El argumento será el mismo que con Hernández Díaz: «Si todo un señor rector, una eminencia, se ha cargado el Jardín del Prado, ¿por qué nosotros no vamos a talar medio Parque de los Príncipes para levantar un restaurante y darle la concesión, un poner, al Tabernero del Régimen?».Jardines y monumentos de Sevilla: ¡peligro, rector derribista a la vista!

Monday, August 25, 2008

Biblioteca y dendrofobia

Date: Sun, 24 Aug 2008 Buscando en la RED he encontrado esta carta tan bien argumentada. Hasta mañana en la reunión de la Plataforma. Con afecto, Jacinto

LA BIBLIOTECA DEL PRADO DE SAN SEBASTIÁN Los señoritos por fin han decretado la destrucción de los jardines del Prado de San Sebastián. Y los súbditos ¿qué le vamos a hacer? Si al final quienes no trabajamos para la Administración, es decir, para el Partido, de manera más o menos directa, tenemos a algún familiar que sí depende de ellos, ¿cómo vamos a jugarnos los garbanzos?> > Precisamente con ese objetivo los señoritos han construido a lo largo de los años esta red que se infiltra por todas partes y gracias a la cual hasta para realizar las actividades más inverosímiles termina uno dependiendo de ellos. No se puede protestar mucho; tarde o temprano habrá represalias contra los insurgentes. Y menos por unos árboles, por favor. Hay asuntos más graves por los que tirarse a la calle, como el descenso a segunda división de un equipo local. ¿Y los jóvenes? ¿No les interesaba la defensa del medio ambiente? Bueno, muchos tienen otras prioridades, como el consumismo irresponsable basado en la brutal expoliación de ancianitos, que son los que terminan pagando hipotecas, coches nuevos, viajes al extranjero y el botellón. Y mientras una buena parte de los chavales, y otra buena parte de los que ya peinan canas, están muy ocupados en procurarse su dosis diaria de droga, un número creciente de súbditos no tienen bastante> con hacer frente a la vida diaria, cada vez más difícil, sino que encima tienen la desdicha de aguantar a uno o varios toxicómanos en sus familias. Y si el resto de la gente, cada vez más pobre, ya está entretenida en vigilar que nada le pase cuando sale a la calle, ¿quién se va a oponer a las decisiones arbitrarias de los señoritos? ¿Quién va a vigilar lo que hacen con el dinero proveniente de la exacción fiscal? A quienes han sido niños de papá, el hecho de que los árboles supongan un freno al calentamiento de la Tierra y absorban gases perjudiciales para la salud, se la trae al fresco. Les da exactamente igual. Tienen la misma sensibilidad que quienes ponen en marcha las guerras por el petróleo, quienes trafican con seres humanos o quienes justifican los genocidios: ninguna. Porque los señoritos de la casta política no saben lo que es vivir con el agua al cuello, ni lo sabrán nunca. Lo del cambio climático les produce una risa inconfesable, conscientes de que a ellos no les va a afectar. Las catástrofes siempre golpean a los más pobres, y casi nunca a los que se suben a sí mismos sus multimillonarios sueldos y pensiones, obtenidos a costa del trabajo de sus súbditos. La mordida de la biblioteca tiene que ser impresionante. Porque si no, no se explica esa saña en destruir lo que se construyó en buena parte gracias a los impuestos de los obreros de otros países de Europa. Pues nada, ahora en agosto, que los pocos que protestan se han ido de Sevilla, las motosierras tienen luz verde. Malas bestias encorbatadas, una vez más os vais a salir con la vuestra y vais a devastar el patrimonio que se supone que deberíais proteger. Pero que os quede claro que todavía quedan ciudadanos que se niegan a convertirse en vuestros lacayos. Herminia

Wednesday, August 20, 2008

Compatriotas

Véase Análisis Digital

Dos comentarios sobre un libro secuestrado por la democracia

1. Cuchifritín y Sáinz Rodríguez
No sé lo que al comenzar el año habrá dicho la prensa mayoritaria, ya que me la tiene prohibida mi médico de cabecera imaginario, del mismo modo que me tiene prohibidos el cine, la radio y la televisión. Yo tengo médico imaginario como el personaje de Molière tenía enfermedades imaginarias. La democracia nos ha encerrado a los españoles en compartimientos estancos, y somos muchos, creo que cada vez más, los que nos resistimos a salir del nuestro y, cuando por fin nos animamos a salir, lo hacemos tapándonos las narices. Dentro del microclima moral en el que pretendemos vivir, se respira bastante mejor que en el macroclima multitudinario de las grandes aglomeraciones. Vivir en un compartimiento estanco o en una campana neumática es fácil cuando uno se considera por encima del bien y del mal; lo que pasa es que ponerse por encima del bien y del mal no es tan difícil para muchos, entre los que me cuento. Por eso no tengo más remedio a veces que abandonar mi parcela y asomarme al inmundo mundo exterior, donde el mal triunfa en toda la línea.
Nadie piense que para mí el mal es la izquierda y el bien la derecha. Ya la división entre derechas e izquierdas es una de las manifestaciones del mal, porque el mal es todo aquello que contribuye a fomentar los odios y los enfrentamientos. A ese fomento del odio se la ha dado en llamar espíritu de reconciliación nacional, espíritu al que rinde tributo y por el que también está poseída la prensa considerada de derechas. Esta prensa tiene sesudos cronistas que, por ejemplo, cuando un par de obispos con vergüenza torera le cantan las cuarenta al régimen actual, los descalifican por no habérselas cantado al régimen anterior y encima les cuelgan el sambenito de “ultraderechistas”; tiene criticuelos literarios especializados en reducción de restos que no pierden ocasión de decir que la guerra civil fue un crimen cuyo único culpable es Franco; tiene redactores que atribuyen exilios a título póstumo y exhuman escritos nauseabundos, en los que se vilipendia a mártires que la misma prensa tuvo por sagrados durante largos años. La víctima es ahora Elena Fortún; aquella Elena Fortún que, si mal no recuerdo*, les puso camisa azul a Celia y a Cuchifritín en las revistas para niñas de la Sección Femenina, y que ahora resulta que no, que estaba en el Madrid rojo dándole la razón a la chusma y llamando traidores y cochinos a los defensores del Cuartel de la Montaña que, dice, “murieron achicharrados como chinches”. Habría que ver la obrita entera - Celia en la revolución - para formarse un criterio sobre ella, pero si se la juzga por el fragmento que se complace en reproducir ABC, hay que reconocer que “la censura del régimen franquista (que) hizo imposible la publicación” tenía de la reconciliación nacional un concepto más ajustado del que hoy profesa el portavoz de los monárquicos republicanos, digna réplica de El País, órgano de los republicanos monárquicos.
Yo comprendo que la prensa biempensante tenga que poner sal en heridas antiguas para sentirse cómoda dentro del llamado "orden constitucional”; lo malo es que, al proceder de ese modo, está renegando de su propia historia, que no es por cierto la historia expurgada que esa prensa nos sirve cada vez que entierra a uno de sus prohombres. Uno de esos prohombres de la derecha fue don Pedro Sáinz Rodríguez, hombre que demostró una lealtad sin fisuras a la augusta persona del conde de Barcelona, a quien siguió a lo que por comodidad vamos a llamar destierro. Por seguir a su señor, don Pedro dejó abandonada su cátedra en la Universidad Central, y a los diez años de abandono, el Ministro de Educación Ibáñez Martín, nacionalcatólico de Herrera Oria, decidió que ya estaba bien y sacó la vacante a concurso. Así don Pedro se quedó sin cátedra, pero se libró de las hambres de trasguerra. Yo tengo un grato recuerdo de don Pedro, del conspiratorio y culinario don Pedro, porque gracias a él pude estudiar aquel plan de bachillerato cíclico que, como primer Ministro de Educación del Caudillo, nos impuso a los niños de la zona nacional primero y, luego, a los de toda España. Lo que ahora siento es haber desaprovechado la única ocasión que tuve de testimoniarle mi gratitud, que fue en el curso de una cena de los “Amigos de Julio Camba”. Yo venía de trabajar en Roma en el Programa Mundial de Alimentos, así que me puse a divagar sobre hambre, gastronomía, mística y picaresca, y no pude menos de echarle una flor a don Pedro, máxima autoridad presente en punto a mística y buen comer. En otra ocasión, en que lo comparaba con el triumviro Cambacérès, dije que para él la política no era cuestión de estómago, sino de paladar. Nunca, sin embargo, le hablé de su Bachillerato.
Yo comprendo también que los que perdieron la guerra consideren fatídica y funesta la fecha del 18 de julio, pero que la deploren los mismos que le deben a esa guerra ser lo que son y estar donde están, es el colmo de la hipocresía. Don Pedro fue de otro temple. Del mismo modo que nunca negó sus intrigas portuguesas contra Franco, nunca olvidó sus intrigas contra la República. Precisamente al conmemorar, el pasado 13 de julio, el medio siglo del asesinato de Calvo Sotelo, don Pedro contaba cómo había formado el Bloque Nacional con Víctor Pradera y con José Calvo Sotelo, con quien ya había colaborado en algún gobierno de Primo de Rivera. Ese Bloque Nacional trabajó de firme para preparar el Alzamiento y sudó tinta para lograr que Franco lo acaudillara. El asesinato de Calvo Sotelo disipó las últimas indecisiones. Al cabo de cincuenta años, al evocar aquellas fechas trágicas, don Pedro Sáinz Rodríguez confesaba dos cosas; una, que lloró como un chiquillo mientras le daban tierra a Calvo Sotelo en el Cementerio del Este; otra, que fue él quien redactó la comunicación que el conde de Vallellano leyó el día 15 en el Congreso de los Diputados y que voy a reproducir porque pone en su sitio a todos los enanos que, en la propia prensa biempensante, siguen hablando de la “legitimidad” y de la “legalidad” del Gobierno que las urnas habían malparido el 16 de febrero:

El asesinato de Calvo Sotelo - honra y esperanza de España -, verdadero crimen de Estado, nos obliga a modificar nuestra actitud… Nosotros no podemos convivir un momento más con los amparadores y cómplices morales de este acto. No queremos engañar al país y a la opinión internacional aceptando la farsa de fingir la existencia de un Estado civilizado normal, cuando en realidad desde el 16 de febrero vivimos en plena anarquía, bajo el imperio de una monstruosa subversión de todos los valores morales que ha conseguido poner la autoridad y la justicia al servicio de la violencia y el crimen.”

Probablemente no fue éste el último manifiesto que redactaría don Pedro en el curso de su larga y fecunda vida, pero es el único del que se confesó ser autor en fecha para él emocionante. Lo que vino después es ya historia, pero una historia que hay que contarla entera, aunque sólo sea para que sepan los españoles que los mismos que asesinaron a Calvo Sotelo fueron los que achicharraron como chinches a los héroes del Cuartel de la Montaña.
* Recordaba mal, en efecto. Véase el trabajo siguiente.

2. Sáinz Rodríguez, Celia y Simone Weil
El diario ABC conmemoró el quincuagésimo aniversario del asesinato de Calvo Sotelo con una tercera de don Pedro Sáinz Rodríguez en la que éste confesó ser el autor del comunicado leído por el conde de Vallellano ante la Diputación Permanente de las Cortes, significando que su grupo político no podía seguir sancionando con su presencia la legitimidad de un régimen que, con aquel crimen de Estado, se había puesto al margen de la ley. Esa fechoría fue la gota que colmó el vaso y, como es archisabido, fue lo que decidió al entonces comandante general de Las Palmas a unirse a una rebelión ante cuyos laboriosos preparativos venía mostrando grandes reticencias.
Pasado medio año de la efeméride, moría don Pedro el conspirador, y casi al mismo tiempo se publicaba Celia en la revolución, de Elena Fortún, cuyo manuscrito poseía una nuera de la autora, que vivía en Estados Unidos. La referencia que dio ABC, más propia del ABC incautado por los asesinos de Calvo Sotelo que del ABC propiamente dicho, me impulsó a escribir un artículo en el que unía el recuerdo de Sáinz Rodríguez y el de mis lecturas infantiles de los cuentos de Celia. Puede que la memoria me jugara una mala pasada al recordar a Celia haciendo de las suyas en el Auxilio Social de la Sección Femenina, pero lo cierto es que aquellos cuentos yo los había leído en aquella prensa infantil con la que Fray Justo Pérez de Urbel practicaba, en mi caso con éxito, la formación del espíritu nacional. Mi artículo lo titulaba Cuchifritín y Sáinz Rodríguez porque el cuento que recordaba y que recuerdo era un relato en el que Cuchifritín merendaba en casa de unas niñas inglesas y, para divertirlas, entre él y Celia improvisaron una corrida de toros; no sé qué otras monerías haría Cuchifritín que las inglesitas se reían de él diciendo Silly boy! Cuchifritín quiso saber qué significaban esas palabras y Celia le dijo: “Te han llamado silly boy que quiere decir “niño tonto””. Cuchifritín al despedirse les dijo a las inglesitas: “¡Y qué “silly boyas” sois vosotras!”
No sé si la Censura actual pondría a este texto las tachas de xenófobo y machista; lo que sí sé es que cuando quise leer Celia y la revolución para confirmar mis aprensiones o rectificar mis prejuicios, la obra, última de la serie en la bonita edición en cartonné hecha por Aguilar, resultó absolutamente inencontrable.
En tiempos de la otra Censura, editó Pérez de Ayala sus Obras completas con la conspicua ausencia de A.M.D.G. Hoy, que oficialmente no hay Censura, pierde su tiempo quien busque el último número de los libros de Celia. Yo, lo más que he conseguido, es que me digan en la editorial que no piensan reeditarlo. Ya me daba por vencido cuando un par de personas, que la adquirieron y leyeron en su día, pusieron sus ejemplares a mi disposición, de suerte que por fin he podido satisfacer mi malsana curiosidad y explicarme cómo es que ha desaparecido de la circulación.
He dicho más de una vez que uno de los testimonios más puros de la guerra civil española es el Homenaje a Cataluña de Jorge Orwell. Es la guerra vista por un ingenuo - ingenuo significa etimológicamente “hombre nacido libre” - que además se jugó la vida en ella, pero que vivió para contarla y abrir los ojos y darse cuenta de qué clase de pájaros eran sus compañeros de viaje. Celia en la revolución es esa misma guerra contada por una niña, o mejor dicho por una adolescente que hsta el 18 de julio vivía en el mejor de los mundos. La trama es muy sencilla. Celia está con sus dos hermanitas veraneando en Segovia, en casa de su abuelo. A Cuchifritín lo han mandado a Inglaterra, es de suponer con una familia amiga para que aproveche las vacaciones aprendiendo inglés. Al producirse la sublevación de “la guarnición de África”, el abuelo, viejo republicano, monta en cólera y entrega “al pueblo” las armas de su panoplia. Triunfa en Segovia “la revolución”, que es como Celia y los suyos, republicanos burgueses, llaman al Alzamiento, y al pobre abuelo lo fusilan. Una criada fiel, Valeriana, coge a Celia y a las niñitas y, a lomos de un borriquillo, sale por la noche de Segovia y sin más dificulatades llegan a El Escorial, donde se suben a un camión que las deja en Madrid, donde esperan reunirse con el padre, la tía Julia y el primo Gerardo. El padre ha cogido un fusil y se ha ido a la Sierra a defender a la República. Su hermana, la tía Julia, se los lleva a todos a un hotelito que tienen en Chamartín, donde estarán más seguros que en el centro. Ya a Celia le choca que la tuteen y no le digan “señorita”, pero aprecia en la gente una “digna seriedad” ante los acontecimientos. El padre ingresa en el Hospital Militar con un balazo en un pulmón y van a verlo y él les habla con entusiasmo del próximo triunfo de la República; en una visita tiene Celia ocasión de presenciar el asalto del Hospital por “el pueblo” y el asesinato del general López Ochoa, cuya cabeza pasea luego en triunfo una mujerzuela. Al primo Gerardo, que es por lo visto de Falange, se lo llevan de la casa y, cuando la tía Julia lo descubre en el depósito de cadáveres, se pone fuera de sí y también acaba desapareciendo. Celia recoge a una amiga y a sus viejas tías que vivían en Argüelles y les han bombardeado la casa. Entran y salen otros refugiados, más o menos sórdidos o pintorescos, y Celia se lleva a sus hermanitas a una guardería que llevan Laura de los Ríos e Isabelita García Lorca, a cuyo hermano han fusilado en Granada -porque “en el otro lado también fusilan” -, y las ayuda con los niños. Cuando la guardería se convierte en cuartel, Celia manda a las niñas a Valencia con la fiel Valeriana. Al cabo de cierto tiempo, la carestía y los bombardeos impulsan a Celia a reunirse con sus hermanitas, mientras el padre, restablecido, vuelve al frente. No las encuentra ni en Valencia ni en Barcelona, donde también sufre bombardeos y penurias, pero averigua que han logrado pasar a Francia. En Valencia se encuentra, vestido de miliciano, a un chico a quien había conocido el verano anterior en Santander, y este chico la ayuda en todo lo que puede y le dice que por qué no se apunta al Partido Comunista; Celia lee la cartilla y no le gusta y dice que aquello no es para ella. Hay entre ellos una buena amistad rayana en amor inconfeso y él, al despedirse, le besa una mano. Celia vuelve a Madrid y allí se entera de que Jorge ha caído en el Ebro. La situación con el hambre y bajo las bombas es espantosa y la guerra está perdida. Celia vuelve a Valencia y se da cuenta de que casi todas las personas que la han ayudado y acompañado de un modo u otro esperan a Franco como agua de mayo. Un antiguo jardinero de la casa de Chamartín, capitán del Ejército rojo, le consigue pasaje en un barco francés y, por la conversación de su asistente que la lleva en auto al Grao, comprende que también ellos se han pasado al enemigo. El padre de Celia está ya fuera de España. Celia se ve completamente sola, pero exclama: “¡No estoy sola! ¡Estoy en las manos de Dios!”
Que Elena Fortún no se molestara en poner en limpio el borrador de este relato, concluido el 13 de julio de 1943, no tiene nada de particular. No estaba entonces ciertamente en España el horno para bollos. Que ahora haya dificultad en encontrar la obra es lo que no deja de ser extraño por lo menos. Cuando yo publiqué El mono azul, le dije a quien me quisiera oir que mi libro era parcial, pero no tendencioso. Eso es exactamente lo que le pasa a Celia en la revolución. La Fortún era tan partidaria de la España republicana como yo de la España nacional; lo que pasa es que cuenta lo que vio y vivió, no sólo los bombardeos de la aviación, sino la manera que “el buen pueblo” tenía de reaccionar a esos bombardeos o simplemente a derrotas como la de Talavera: unas escenas y unos episodios espeluznantes que concordaban punto por punto con otros testimonios más tendenciosos como pudieron ser los de Foxá o Fernández Flórez.
Otro testimonio en ese sentido lo debemos a otra mujer, Simone Weil, que fue a España creyendo que aquella guerra era una guerra de “pobres” contra “ricos” para encontrarse con una realidad que le puso los pelos de punta. Y esa realidad era la de los métodos con que los anarquistas imponían sus utopías a campesinos aragoneses e industriales catalanes, y las expediciones punitivas con que los heroicos milicianos se desquitaban de sus continuos descalabros, como el del fallido desembarco en Mallorca. Su carta a Bernanos, después de leer el libro que Bernanos dedicó a la represión nacional en esa isla, deberían habérsela leído los descerebrados que, “para cerrar heridas”, quisieron premiar con la nacionalidad española a los supervivientes de las tristemente célebres Brigadas Internacionales.

Saturday, August 09, 2008

China olímpica

La antorcha de la civilización
La maravillosa exhibición de luz, color, fuego y sonido con que se inauguraban los Juegos Olímpicos de Pekín no tendría más remedio que seducir a todos los habitantes del planeta, incluso a los que contemplaran el espectáculo con anteojeras ideológicas. China se valía de la tecnología moderna para recordar al mundo los grandes inventos –la pólvora, el papel, la brújula - aportados por ella a la historia de la civilización, al mismo tiempo que afirmaba su presencia en la historia contemporánea con un alarde que sólo podía permitirse un país dueño de su destino y seguro de sus valores. La antorcha de la civilización, por decirlo con un símil olímpico, se encendió hace miles de años y no ha dejado de viajar en sentido contrario a la rotación de la tierra y su marcha la jalonan los imperios que en el mundo han sido, el último por ahora el muy democrático de Norteamérica, sucesor del Británico y del Soviético. Ninguno de los Imperios que han precedido al norteamericano logró nunca poner fin al viaje de la antorcha, por mucho que lo intentara. Al último intento le dio hace pocos años una formulación Francis Fukuyama, y el caso es que los medios de confusión de Occidente siguen obstinados en defender esa formulación.
El mismo día que China asombraba al mundo con un espectáculo de una insólita belleza, un noticiario televisivo daba cuenta de la escenificación en un teatro romano de la península ibérica de una obra de Shakespeare en la que, entre otras cosas, una serie de parejas de bailarines simulaban el coito y unos mafiosos de terno blanco se bajaban de un automóvil blanco para hacer una zafia parodia de la Última Cena; la víspera me decía un amigo catalán que en Barcelona está admitido socialmente el nudismo en la vía pública; en Sevilla, aprovechando que los vecinos del Prado de San Sebastián están de veraneo, el Ayuntamiento decreta la tala de medio parque para construir una biblioteca…En otros países de Occidente tampoco faltan síntomas escandalosos de Bajo Imperio, pero sus currinches a una arremeten contra China por no dar paso a esta democracia fukuyámica que, en nombre de las libertades fundamentales y los derechos humanos, promueve y exalta lo falso, lo feo y lo malo y da carta de naturaleza a todo lo que vaya contra la naturaleza y la condición humana.
Hace años estuve en China y llegué a la conclusión de que, en vez de hablar del “peligro amarillo”, como hacían nuestros abuelos, iba a haber que hablar ya del “peligro blanco”. Al ver el espectáculo de Pekín, no pude dejar de pensar que la Historia se mordía la cola y que, con la antorcha olímpica, llegaba a China la antorcha de la civilización y quién sabe si el cetro del imperio.